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  1. L’héritage du Moyen Age ; le poids de la tradition du lyrisme

a) Les « laisses » médiévales

Moyen age : allongement, saturation des romans en prose par rapport à leurs modèles en vers. Ils « ignorent les ellipses » (commente Michel Zink), n’épargnent aucun détail au lecteur :

Un chevalier arrive sur son cheval, descend de son cheval, et vient saluer Arthur, et dit « Roi Arthur je te salue »…

Auparavant déjà, les chansons de gestes, les chansons narratives allaient vers l’allongement (Michel Zink, Jean Rychner) : les laisses courtes et répétitives, avec un effet de ressac, de refrain, d’écho, laissaient la place à une narration de plus en plus linéaire.

b) Brièveté relative du poème lyrique médiéval

La brièveté est un phénomène du lyrisme au MA.

– La poésie des troubadours, volontiers ramassée, voire énigmatique parce que ramassée (le trobar clus de Raimbaut d’Orange)

-La chanson courtoise peut être longue mais est contenue : 5 à 6 strophes, de 8 à un maximum de 12 vers, et bcp de chansons sont bcp plus courtes. Certaines chansons ne comportent qu’une seule strophe : elle semble suffire à l’effet recherché.

-Plus tard au MA, au moment où la narration ne cesse de s’allonger, la poésie chantée ne s’intéresse plus qu’aux formes fixes, brèves : le rondeau, ou pour les plus longues, la ballade, le chant royal.

Ballade : parfois « double » (un exemple dans le Testament) ou « triple » (une triade, dans le Testament, développe ains un même thème en le parodiant deux fois, deux charges : Ballade des Seigneurs du temps jadis, et ballade en vieux langage françois)

c) La brièveté, phénomène du langage lyrique

Le poème lyrique long se fragmente :

« La Chanson du Mal-aimé ». 

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